La puissance d’une grand-mère

Auteur Talon Jensen

Notre deuxième enfant a le syndrome d’Asperger et à l’âge de 3,5 ans, il n’a prononcé que quelques mots, jamais des phrases complètes. À cette époque, je venais juste de commencer un programme de maîtrise qui me tenait très occupé et ma femme devait prendre soin de nos trois enfants. J’ai exprimé mes inquiétudes à ma mère, qui avait au début des années quatre-vingt, aux prises avec le diabète et le lupus.

Au bout d’une semaine, elle vivait avec nous et passait le plus clair de son temps à converser avec mon fils. Au bout de quatre mois, il parlait bien au-dessus de son âge et elle est rentrée chez elle.

Vers la fin de mon programme de maîtrise, mon fils était à la maternelle et avait du mal à lire. La situation était encore plus difficile pour nous avec ma femme enceinte de notre quatrième enfant. Ma mère est revenue et n’a fait que lire pour et avec lui. Après environ quatre mois, j’ai vu mon fils lire un livre sur la mythologie au niveau collégial. Nous l’avons fait tester et il lisait au niveau collégial à l’âge de cinq ans.

Ma mère est partie, mais je lui serai toujours reconnaissante de sa volonté d’accorder une attention particulière à son petit-fils quand elle a vu que papa et maman ne pouvaient pas passer assez de temps.

Mon fils est maintenant un étudiant en informatique inscrit à l’université, occupe un emploi à temps partiel dans une startup de technologie et personne ne peut même dire qu’il a déjà été diagnostiqué avec Asperger. Dieu merci pour toutes les mères et les grands-mères qui ont mis les autres en premier.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s