L’accueil des italiens

Auteur Karen Kamidian

Un jour en vacances avec ma petite amie en Sicile, nous arrivions à une gare et avant d’aller à l’hôtel nous avons décidé de prendre le billet de retour pour Naples histoire de ne pas avoir à s’en occuper au dernier moment (c’était en 88, pas d’internet et avec un italien très moyen, c’était plus simple d’acheter le billet directement en gare).

Donc, au guichet, nous demandons à réserver 2 allers pour Naples. Le guichetier appelle la centrale de réservation, la communication est mauvaise, ça raccroche 2/3 fois… Vu que cela risquait de prendre du temps, les 3 employés de cette petite gare nous invitent à passer de l’autre côté du guichet pour patienter le temps qu’ils retentent la réservation.

Le temps passe… ils nous expliquent comment fonctionne la régulation des trains, on apprend plein de choses sur leur métier et au final, ils nous suggèrent de repasser ou tenter à un autre moment par téléphone depuis l’hôtel.

Bah justement, en parlant de l’hôtel, il était justement temps d’y aller… (2h qu’on était dans la gare) et on leur demande notre chemin ; et là, surprise, l’hôtel n’est pas à 500m comme décrit part l’accueil de l’hôtel mais à 3 km…

Tout naturellement, on demande s’ils peuvent nous indiquer une station de taxi et la, le chef de gare nous fait signe de le suivre, nous arrivons à une Renault 5, il nous fait monter dedans avant même qu’on comprenne ses intentions et nous voilà devant l’hôtel en 5 minutes. Il n’a pas voulu que je le dédommage ni même prendre un verre pour le remercier.

Des années plus tard, en Italie encore, nous nous sommes perdus à pied dans la banlieue très résidentielle d’une ville dans les Pouilles. A force de vouloir montrer de jolis trulli à nos enfants nous prenons des routes inconnues et nous nous sommes perdus.

L’Italie du sud en plein mois d’août, c’est 40/45°C à l’ombre, et nous avions une grande bouteille d’eau qui aurait pu nous suffire mais c’était avant d’avoir vu la tête de notre chien, qui visiblement souffrait de la chaleur.

Pour ne pas perdre trop de temps, nous demandons notre chemin à une maison dont le portail était ouvert. Le fils du propriétaire voyant la tête du chien lui a non seulement donné à boire (mais ça, nous l’avions déjà fait) mais a commencé à l’arroser directement au jet d’eau ! Sur ce, ils nous font entrer dans leur jardin, nous offrent des collations, des fruits… Nous sommes repartis avec un stock de fruits secs, de pot de confiture et que sais-je encore dans la voiture de l’oncle de notre hôte jusqu’à notre location. Mémorable !

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